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Histoire Sciecq
Carte de Cassini du XVIIIème siècle. Source BNF Gallica

Quatre anciens passages à gué dont un dans l’axe du château de Mursay auraient ainsi influencé la dénomination latine que l’on donnait à la commune à l’époque gallo romaine.

Sciecq est ainsi tout d’abord nommée « Scissoe aquae ».

Saziacum est mentionné pour la première fois en 989 au sujet d’une réconciliation entre le duc d’Aquitaine Guillaume IV dit Fier à Bras et son épouse Emma, fille du comte de Blois. Afin de témoigner sa bonne foi, il lui restitue ses biens et lui donne quinze paroisses (Coulon…) et six domaines dont Sciecq.

Le nom de « Sciecq » a subi, au cours des âges, des modifications où l’on retrouve facilement le Sciecq actuel :
« Saziacum », en 989.
« Ciec », en 1255, enquête de Xaintray.
« Ciet », en 1260, Hommages d’Alphonse de Poitiers.
« Sihec », en 1292, Archives Nationales.
« Syec », en 1318, Sentence du Pape Jean XXII, maintenant Sciecq dans l’évêché de Poitiers.
« Syet et Siec », en 1300, Grand Gauthier.
« Sihecq », en 1370, et plus tard.
« Syé », en 1395, Archives de la Barre.


Cette dernière prononciation s’est conservée jusqu’à nos jours ; et une grande partie de la population prononce encore : « Syé ».
« Siheq-lès-Niort » en 1730, Déclaration du curé Potier (Extrait du livre de l’abbé Suire « SCIECQ – Essai historique » (1933).

Histoire Sciecq
Château de Mursay
Eglise Sainte Madeleine (photo par drone de Quentin Noirault)

Comme dans bien des communes de France, le village s’est développé autour de son église. Il se forme petit à petit autour des hameaux de la Chambre Basse, la Chambre Haute, la Chevalerie et la Poste. La présence d’un tribunal local explique à priori le nom des lieux-dits la Chambre Basse et la Chambre Haute.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le Hameau de La Poste, ne tire pas son nom de la présence d’un relais postal. Le nom du lieu-dit viendrait plutôt d’un ensemble de maisons entourant une cour fermée par un grand portail en arceau (disparu) qui faisait sans doute penser à un relais postal.

A l’origine, deux grands appartements avec plusieurs fenêtres à meneaux et d’immenses cheminées ont formé certainement la demeure seigneuriale.

Au XIIème siècle, l’annexe d’une commanderie templière est fondée à la Chevalerie qui est transmise aux Hospitaliers en 1312, puis aux bénédictins de Maillezais. Après la Révolution, elle appartient aux Charpentier de Laurière, une famille de la vicomté d’Aulnay qui la cède aux Delaroy-Delorme. Elle est vendue morcelée aux habitants du pays.

En 1737, la paroisse dépend de l’élection de Fontenay, puis de celle de Niort en 1788. 

La seigneurie, composée de quatre grandes fermes, est achetée 110.100 livres en 1791 par le beau-frère du curé, Jean-Baptiste Martin-Monteuil du Petit-Prissé de Beauvoir-s.-Niort, considéré comme l’un des plus riches propriétaires du département. Le domaine est vendu par parcelles aux habitants en 1883.

Histoire de Sciecq

Certaines rues portent aujourd’hui un nom spécial justifié par leur origine.

« Les Loges » ou Les Roches sont construites au dessus d’anciennes carrières dont on retrouve les tracés, soit par les effondrements, qui se produisent, soit par les fondations des maisons que l’on y construit et qui découvrent de longues galeries soutenues par des piliers; ce qui indique une exploitation souterraine assez importante.

« La Mine ». -Ici nous sommes plus embarrassé pour trouver la raison de cette appellation. Il ne peut pas s’agir de mine de charbon; ce n’est pas le sol… Voulait-on parler simplement de carrières, comme celles des Loges et de la Perelle? A certains endroits,on constate que le sol a été fouillé et remblayé, ce qui justifie le nom, sans donner aucune explication. La déclaration du Curé Potier, en 1730, ferait supposer que la Mine était une petite Seigneurie, comme La Groix. Il n’en reste aucun vestige.

En dehors de l’agglomération, nous trouvons d’abord:

« La Giboulière »; d’anciens titres disent «La Gilbertière». C’était la principale des fermes de la Seigneurie. Le seul souvenir qui reste de son antique appartenance est la visite que doit y faire chaque mariée, le jour de ses noces. Il est de règle qu’elle aille y danser avec toute sa suite. Pas une n’y manque. Il est de règle également que le propriétaire de la ferme, ou le fermier remplaçant le Seigneur, embrasse la mariée et régale toute la noce.

Histoire de Sciecq

« La Groix, La Groy, La Grue », est une autre antique maison dont l’aspect, au premier coup d’œil, dénote le siège d’un fief. Elle était, en effet, une petite Seigneurie qui appartint longtemps aux d’Assailly. Elle ne fut pas vendue, à la Révolution, et son propriétaire, Philippe Antoine d’Assailly la retrouva intacte, à son retour de l’émigration. Il la laissa à son neveu,Charles Philippe Alfred d’Assailly, ministre plénipotentiaire à Cassel, qui avait épousé Adrienne Octavie de Lasteyrie, petite-fille de Lafayette. Charles vendit, en 1865, la Groix en détail et elle fut achetée par les habitants.

« Le Genêt ». -Une autre ancienne résidence est le Genêt, placée au bord du Chemin Gaulois de Gouget; le «vieux Chemin de Magné». Elle a appartenu pendant de longues années à la famille Busseau. Elle a été vendue à M. Philippe.

« Croisette » est également placée sur ce vieux chemin et forme un village de plusieurs feux, que se partagent les communes de Sciecq et de Saint-Maxire. C’est au milieu de ce village que passe un chemin dit dans d’anciens actes (papiers du château de Mursay): «Chemin de Saint-Maxire à Niort».

Source: Essai historique de l’Abbé Alphée Suire (curé de Sciecq de 1878 à 1944)

Ce livre est consultable à la Médiathèque
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